La fatigue est l'ennemie des longs trajets. Elle s'installe sans qu'on s'en rende compte, et elle se remarque souvent trop tard. Se relayer au volant est la meilleure manière de s'en protéger, à condition de le faire avant que le besoin ne se fasse sentir. Quand on est deux adultes, il serait dommage de ne pas en profiter. Un bon relais rend le voyage plus sûr et plus agréable pour tout le monde.
Décidez à l'avance quand vous vous relayerez. Un changement à chaque grande pause est un bon principe, car il permet à celui qui a conduit de se reposer vraiment. Ne mettez pas votre fierté en jeu : ce n'est pas un signe de faiblesse de demander à l'autre de prendre le volant. Au contraire, c'est un signe de sagesse. Parlez-en calmement, sans reproche, dès le départ.
Reconnaître les signes
Certains signes doivent vous alerter : bâillements répétés, paupières lourdes, pensées qui s'égarent, difficulté à se rappeler les derniers instants de la route. Quand vous les remarquez, arrêtez-vous à un endroit sûr et changez de conducteur. Ne comptez pas sur la musique, sur un café ou sur la fenêtre ouverte pour tenir jusqu'à la prochaine étape. Le repos est la seule vraie réponse à la fatigue.
Le passager a un rôle important. Il reste éveillé, discute un peu avec le conducteur et l'aide à suivre la route. S'il voit que le conducteur fatigue, il le dit avec bienveillance. Changez de place sans hâte : réglez le siège, les rétroviseurs et prenez le temps de vous installer. Le nouveau conducteur doit se sentir à l'aise avant de repartir. Un petit en-cas et un verre d'eau ne font pas de mal.
Si vous êtes seul à conduire, multipliez les pauses. Sortez de la voiture, marchez un peu, buvez de l'eau et respirez l'air frais. Ne visez pas une heure d'arrivée précise, car cela pousse à rouler trop longtemps. Mieux vaut arriver plus tard que de prendre un risque. Après un bon repos, la route paraît plus courte, et le plaisir du voyage revient. Chacun rentre alors chez soi content d'avoir pris les bonnes décisions.